September 15, 2007
Le retour
Ainsi donc, le Parti libéral du Québec ressort des boules à mites des "valeurs sûres" pour faire le nécessaire virage. La recette est éprouvée, Charest l'a d'abord essayé avec Ronald Poupart (du temps de Bourassa, on parlait du Poupart Express en parlant de l'autobus de tournée, temps béni ou Internet n'existait pas!) et Pierre Bibeau, deux vieux routiers de l'organisation. Maintenant, c'est au tour des penseurs du parti de reprendre le flambeau.
Le choix n'est pas mauvais. John Parisella a la crédibilité qu'il faut tant chez les anglophones que chez les francophones, est modéré et est surtout l'homme des compromis acceptables. Quant à Michel Bissonnette, il a longtemps été l'idole des jeunes, et il a vieilli en sagesse, tout en établissant sa crédibilité professionnelle sans se mêler de "politique". Son réseau déborde largement le cadre traditionnel du parti libéral, et beaucoup d'artistes lui sont redevables d'un salaire décent.
Est-ce que ce sera suffisant? J'en doute. Enfin, je doute que cela puisse sauver le chef. Mais cela empêchera le parti de sombrer totalement. Les vieux militants, ceux et celles qui ont accroché leurs patins, seront rappelés et seront plus confortables d'y retourner, considérant que si Parisella et Bissonnette y sont, le PLQ n'est plus noyauté par la gang des "conservateurs à Charest". D'ailleurs, j'ai beaucoup aimé comment Parisella remettait les pancartes à l'heure… Mais le vrai signal sera la nomination du prochain chef de cabinet du Premier ministre. S'il n'est pas issu du clan bourrassien, le malaise persistera.
Même chose au PQ: le retour de Pauline Marois a également sonné la fin de la récréation pour les militants qui s'étaient éloignés - ou avaient été tassés . On chuchote que les vieux de la vieille, galvanisés par le "nous", ont recommencé à s'activer dans les comtés prenables. Là aussi, je doute que ce soit suffisant. Pas pour sauver le chef, dans ce cas, mais pour faire le virage auquel Pauline Marois a convié son parti.
Cela aura-t-il un impact sur l'ADQ? Les militants des partis traditionnels qui ont été infidèles à la dernière élection rentreront-ils au bercail? A suire, comme disait Rock et Belles oreilles…
Changement de propos, j'ai maintenant une nouvelle idole personnelle: Marc Mayrand. Way to go, m'sieur le directeur des élections! Et considérant que l'homme est nommé à vie, j'en connais qui doivent très mal dormir ces jours-ci!
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