August 20, 2007
Le jour du changement de garde
Intéressant, la bataille qui se dessine au PQ. Bien qu'il soit tout à fait normal qu'un chef entrant rebrasse l'équipe pour qu'elle lui ressemble, les jours à venir constitueront un test pour la nouvelle cheffe. Ça va prendre toute qu'une stratégie de communication pour faire avaler qu'il ne s'agit pas là d'un règlement de compte entre deux bonnes femmes.
Je n'ose imaginer que pendant 2 secondes, quelqu'un dans l'entourage de Pauline ait pensé que Diane Lemieux accepterait sans broncher de se voir reléguer à jouer dans l'orchestre, alors qu'elle était le Kent Nagano péquiste. Elle a trop de caractère, elle est trop orgueuilleuse, elle a trop donné au cours des dernières années pour accepter cela. Et elle n'a pas la patience d'attendre silencieusement qu'une autre course au leadership s'enclenche, comme Pauline l'avait fait avant elle…
Les "ennemis" politiques du PQ s'en réjouiront, bien sûr. Dans un sens, c'est dommage. Vidé de ses meilleurs éléments à la dernière élection, le PQ peut difficilement être qualifié de "dream team" dans l'état actuel des choses. De plus, il a une côte à remonter du côté de l'électorat féminin, et ce n'est pas en se débarassant d'une femme, surtout une de celle associée à l'aide gauche du parti, qui va aider la cause. Je vois mal comment Danielle Doyer, Lorraine Richard ou Johanne Morasse prendront la place d'une Diane Lemieux. Pas qu'elles n'ont pas de belles qualités personnelles, mais elles ne semblent pas avoir ni l'instinct politique ni l'instinct de tueuse nécessaires à faire sa place au plan national.
Bon, on peut toujours argumenter que Mario Dumont n'a pas non plus de "dreamteam" et que ses déclarations de l'été n'ont peut-être pas été tout à fait à la hauteur de ce qu'on attend d'un chef d'état. Et ce n'est guère plus reluisant du coté de Jean Charest, bien que certains de ses ministres affichent une performance à laquelle je ne m'attendais pas. Julie Boulet, par exemple, ou Lyne Beauchamps. Par conséquent, la xième guéguerre interne du PQ ne laissera peut-être pas beaucoup de cicatrices dans la mémoire collective des électeurs.
Sauf que Pauline Marois aurait eu tout à gagner de s'inspirer de Robert Bourassa, qui répétait souvent qu'il vaut mieux garder ses ennemis proches. D'où la nomination de Daniel Johnson et de Pierre Paradis au conseil des ministres lorsqu'il était premier ministre. Au moment de la prochaine élection, monsieur et madame tout-le-monde auront peut-être déjà oublié Diane Lemieux, mais pas les militants de Bourget. Qui a déjà été un comté libéral…
Bon, au froid qu'il fait depuis quelques jours, je peux délaisser ma piscine. Je reprends donc du service à technopolitique! Prochaine étape: la palpitante élection partielle dans Outremont, le pays de la pancarte!
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1 commentaire on Le jour du changement de garde »
August 20, 2007
Aujourd'hui, le jour où la cloche de la fin de la récréation vient de sonner au P.Q.
«…elle a souvent imposé ses vues, elle a souvent frustré ou heurté de front plusieurs députés dans différents dossiers. Parfois, elle intervenait dans des dossiers qui n'étaient pas le sien.»
C'est l'aile masculine du «Club des ex de RDI» qui s'exprime ainsi. Ça sent le règlement de compte à plein nez. Je ne crois pas que Jean-Pierre Charbonneau sera longtemps seul à frapper dans le tas. Surveillez bien celui ou celle qui va répondre à Jay-Pee demain…