February 1, 2008

Je sais, je sais

Ça fait des lunes. Mais que voulez-vous, comme disait l'autre, la politique était loin d'être excitante ces derniers mois.  Mais là, en plein milieu de la millième tempête de neige, me semble que ça commence à être le fun. Entéka plus que de pelleter encore une fois. Alors parlons politique.

Surtout quand Mario y va d'une autre déclaration à l'emporte-pièce: "Ramenons l'autorité et la discipline dans nos écoles". Ne manque que d'y rajouter "… qui sont devenus des lieux de sturpe et de luxure!"… Misère! On va se parler franchement: la réforme, bonne ou mauvaise, n'a rien à voir avec l'indiscipline ou l'insolence de nos jeunes. Nous, parents, sommes 100%  (Ou A+, ou 2 pointes de tartes, ou whatever!) responsables d'inculquer à nos enfants le sens du respect, de la discipline et de la responsabilité. Pas les enseignants. Pas les directions d'école. Ils doivent être en support à ce que nous, parents, enseignons à nos enfants. Je m'attends de l'école qu'elle enseigne à mes enfants à lire, écrire, compter, raisonner. Je ne leur demande pas de se substituer à mon absence d'autorité parentale.

Depuis quand l'État doit-il légiférer sur le vouvoiement dans nos écoles? A l'école que fréquentent mes enfants, le vous a été inscrit dans le code de vie adopté par le CE. Et c'est très bien qu'il en soit ainsi. Le vous, j'en suis. Mais j'aime surtout le processus, qui remet aux conseils d'établissement, donc aux parents, enseignants et direction d'une école, la décision de prioriser les méthodes éducatives et les règles du jeu de la vie en société, celle de l'école.

J'ai de la difficulté à suivre le raisonnement de Mario Dumont. Je ne parle même plus de l'ADQ, tant les derniers mois ont fait la preuve que l'ADQ, c'est Mario Dumont, rien d'autre ni personne d'autre. Abolissons les commissions scolaires, mais pour les remplacer par quoi? Renforçons l'autorité à l'école, mais concrètement, comment? Même la formule choc semble en panne.

Autre sujet de questionnement: que se cache-t-il derrière la sortie de Landry, Facal, Lisée et al. sur la réforme? Un croc-en-jambe à Pauline Marois? Moins évident, j'en conviens, que ceux de Landry à l'égard d'André Boisclair, mais j'avoues que là, je ne suis pas. Est-ce un "preview" du conseil général qui aura lieu en mars? Un avertissement voilé de ne pas trop s'éloigner de l'orthodoxie du parti au risque de voir les alliés ramener la chef à l'ordre publiquement?

Pendant ce temps, Charest est à la veille d'être "in"… quelques apparitions dans des shows de variétés, une pub pour Marc Labrèche, 20 livres en moins et on va soudain lui trouver toutes les qualités? C'est quoi déjà notre devise? Ah! oui…"je me souviens"…

Et je vous parle pas d'Ottawa. Le vrai fun noir, il est là par les temps qui court. Si l'homme est un loup pour l'homme, un conservateur est un con…servateur pour son chef!

Sur ce, je vais retourner à ma pelle. En vous promettant d'être plus assidu que je ne l'ai été les derniers mois.

 

Citation du jour: "Je ne pense pas que la société accepterait que la règle et la strap reviennent" André Caron, président de la fédération des commissions scolaires du Québec. Uniquement si les soeurs à cornette reviennent également, m'sieur le président!

 

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October 2, 2007

Le "bloguer" anonyme

Petite commotion, ces derniers jours, sur la réelle identité d'une bloggeuse affiliée pense-t-on à l'ADQ. Rien pour écrire à sa mère, mais beaucoup pour réfléchir sur Internet comme outil de communication politique et sur l'éthique de la chose.

Vous me direz que je suis bien mal placé pour faire la leçon à qui que ce soit, moi qui écrit à visage couvert depuis le début. C'est peut-être vrai. Et je n'essaierai pas de justifier pourquoi il en est ainsi, je l'ai fait sur 33 jours. La différence, s'il en est une, c'est que je ne prend fait et cause pour aucun parti. Je crois avoir malmené autant les libéraux que les péquistes, et si j'ai péché, c'est à l'égard des adéquistes, parce que j'ai un vieux fond de gaugauche en moi qui est souvent heurté de plein fouet par leurs prises de position. Voilà, j'avoues tout! Et je le rèpète: j'ai accroché mes patins il y a longtemps, je n'ai aucun lien avec aucun parti politique existant.

Il est sain que les opinions s'expriment en démocratie. Et l'avènement d'internet et plus récemment des blogues apportent une nouvelle dynamique à cette démocratie, qu'on gère bien mal à mon avis. Avant, l'opinon du citoyen s'exprimait via les lettres à l'éditeur, ou les lignes ouvertes - amateurs de sports, bonsoir! J'imagine qu'un certain contrôle sur l'identité du citoyen s'exerçait, bien imparfait lui-aussi. Mais il était difficile d'écrire anonymement et d'être publié. Tout se faisait donc à visage découvert. Enfin presque… puisque le venin envers l'ennemi était souvent distillé via les journalistes avides de scoop ou de squelettes à déterrer.

Le "blogger" anonyme relève d'une autre dynamique. Sous le couvert de l'anonymat, on peut dire n'importe quoi, et la recherche de l'identité réelle du blogueur, bien que possible, est plutôt difficile pour le commun des mortels. Et un petit rusé saura vite repérer les pièges tendus pour éviter de se faire repérer. Porte ouverte et facile à la diffamation, aux demies vérités, au salissage gratuit. Mais porte ouverte également à des discussions enrichissantes, viriles parfois,  ou peuvent se confronter, dans le respect, des idées différentes et des positions souvent radicalement opposées. 33 jours en a été la preuve: je n'ai jamais eu à censurer de commentaires, et même si parfois les gens n'étaient pas d'accord, je crois que le respect d'autrui a toujours prévalu sur le reste. Donc, ce n'est pas l'anonymat du blogueur qui est en cause.

Je ne crois pas non plus que le fait d'être un "public" enlève le droit de bloguer. Le blog est un autre outil, point. Il gagnera à être "réglementé" en période électorale, mais la fluidité du médium ne pourra jamais en faire un outil étanche. Beau débat en perspective pour nos experts! Je n'ai rien contre le fait que Gilles Taillon possède son propre blogue, tout en recevant un salaire de député. C'est son droit le plus strict, et ses points de vue font souvent réfléchir.  Et je me fous royalement de savoir s'il blogue sur les heures de bureau. .. Même chose pour les autres politiciens. Alors pourquoi un attaché politique n'aurait-il pas le droit de bloguer? Vous me direz qu'il n'est pas payé pour ça. Un attaché de presse qui rédige des communiqués sur support  papier, ou sur un médium internet, dites-moi, quelle est la différence? Ah! le ton, j'oubliais… C'est vrai qu'il serait gênant d'écrire certaines choses si on devait les distribuer, et que la diffamation n'est pas encore légale… Mais à partir du moment ou un blogueur public s'identifie, il s'astreint aux mêmes règles non?

Dans cet ère post-gomerienne, ou la transparence a été érigée en vertu cardinale, c'est la conjuguaison du blogueur payé à même des fonds publics MAIS anonyme qui choque? You bet, ma chouette!

 

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September 16, 2007

Les jeux sont faits, faites vos mises, mesdames et messieurs!

Alors?  (ce papier est écrit à 23h17, le dimanche 16 septembre 2007)

Mulcair dans Outremont, mais par la peau des fesses

Lebel dans Roberval, mais par la peau des dents

Thai Thi Lac dans St-Hyacinthe-Bagot, par une majorité relativement confortable

 

Faut pas être devin, quand même! L'intérêt, ce sera de voir les majorités respectives des uns et des autres. Ce soir, les couteaux s'affutent en vue des prochains leaderships, tant chez les libéraux que chez les bloquistes. Seul Stephen peut dormir tranquille et rêver d'une générale à très court terme. Encerclez le 3 décembre sur votre calendrier, mais faites-le au crayon à mines, ça s'efface mieux!

Si générale il y a, la question à 5 cents sera la suivante: Mulcair sera-t-il réélu pour un deuxième mandat?

 Mise à jour (mardi , 18 septembre, 9h15). Bon, j'avais les gagnants, mais j'étais loin du compte pour les majorités… Roberval me surprend, toutefois. Est-ce la notoriété personnelle du candidat? Ou alors, est-ce que les millions apportés dans la région par le ministre Blackburn auront convaincu les jeannois de "voter du bon bord"? Si c'est le cas, l'électorat me désespère….

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September 15, 2007

Le retour

Ainsi donc, le Parti libéral du Québec ressort des boules à mites des "valeurs sûres" pour faire le nécessaire virage. La recette est éprouvée, Charest l'a d'abord essayé avec Ronald Poupart (du temps de  Bourassa, on parlait du Poupart Express en parlant de l'autobus de tournée,  temps béni ou Internet n'existait pas!) et Pierre Bibeau, deux vieux routiers de l'organisation. Maintenant, c'est au tour des penseurs du parti de reprendre le flambeau.

Le choix n'est pas mauvais. John Parisella a la crédibilité qu'il faut tant chez les anglophones que chez les francophones, est modéré et est surtout l'homme des compromis acceptables. Quant à Michel Bissonnette, il a longtemps été l'idole des jeunes, et il a vieilli en sagesse, tout en établissant sa crédibilité professionnelle sans se mêler de "politique". Son réseau déborde largement le cadre traditionnel du parti libéral, et beaucoup d'artistes lui sont redevables d'un salaire décent.

Est-ce que ce sera suffisant? J'en doute. Enfin, je doute que cela puisse sauver le chef. Mais cela empêchera le parti de sombrer totalement. Les vieux militants, ceux et celles qui ont accroché leurs patins, seront rappelés et seront plus confortables d'y retourner, considérant que si Parisella et Bissonnette y sont, le PLQ n'est plus noyauté par la gang des "conservateurs à Charest". D'ailleurs, j'ai beaucoup aimé comment Parisella remettait les pancartes à l'heure…  Mais le vrai signal sera la nomination du prochain chef de cabinet du Premier ministre. S'il n'est pas issu du clan bourrassien, le malaise persistera.

Même chose au PQ: le retour de Pauline Marois a également sonné la fin de la récréation pour les militants qui s'étaient éloignés - ou avaient été tassés . On chuchote que les vieux de la vieille, galvanisés par le "nous", ont recommencé à s'activer dans les comtés prenables. Là aussi, je doute que ce soit suffisant. Pas pour sauver le chef, dans ce cas, mais pour faire le virage auquel Pauline Marois a convié son parti.

Cela aura-t-il un impact sur l'ADQ? Les militants des partis traditionnels qui ont été infidèles à la dernière élection rentreront-ils au bercail? A suire, comme disait Rock et Belles oreilles…

Changement de propos, j'ai maintenant une nouvelle idole personnelle: Marc Mayrand. Way to go, m'sieur le directeur des élections! Et considérant que l'homme est nommé à vie, j'en connais qui doivent très mal dormir ces jours-ci!

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Accommodements.qc.ca : incompétence ou choix délibéré

Michel Monette avait déjà dénoncé dans le média libre CentPapiers  l'insipidité du site de la Commission Bouchard-Taylor, Accommodements raisonnables : une occasion ratée et plus particulièrement l'impossibilité d'y faire des commentaires. À l'époque, le 17 août, il n'y avait même pas de formulaire ou de lien à une adresse courriel ! Faut le faire en 2007. (Depuis, la page Nous joindre comporte un court formulaire de la dimension d'un timbre-poste  permettant tout au plus de poser une question). Je vais en remettre une couche en espérant qu'à force de se plaindre, on finira par avoir le minimum.

 Cinq jours après la présentation des premiers mémoires à Gatineau, il est toujours impossible de les consulter et ce même si on peut lire dans les règles de participation  : " Les mémoires demeurent confidentiels jusqu’au moment de leur présentation en audience, après quoi ils seront affichés sur le site Web de la Commission."  Pourtant, "les participants doivent s’inscrire sur le site Web de la Commission", "l’ensemble du mémoire doit figurer sur un seul fichier électronique", "le document doit être compatible avec les suites bureautiques Microsoft OFFICE, si tel n’est pas le cas, il est recommandé de l’acheminer en format PDF". Faut croire qu'Internet, c'est bon pour se faciliter le travail mais trop compliqué pour informer et consulter.

J'en suis rendu à me demander s'il s'agit d'un cas d'incompétence ou bien d'une décision, à défaut d'être écrite, d'avoir été clairement énoncée.

 

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September 7, 2007

N'importe quoi!

Je sais, j'aurais dû commenter sur le "changement de garde" dans l'entourage de J. Charest. J'aurais dû commenter sur le fait que le DGE canadien autorisera le vote des femmes voilées, niqab compris. J'aurais dû commenter sur les pseudo-dérapages de la commission sur les accomodements raisonnables, mais ça, on y reviendra.

Non, ce matin, c'est un cri du coeur en lisant mon journal. "N'importe quoi!!!!!" On le soupçonnait  opportuniste, on le savait prêt à tout pour le clip qui tue, mais là, je suis sans voix.

Julie Snyder, Mario Dumont, même combat! Tous ensemble contre le méchant gouvernement pour payer les traitements de fertilité! Si l'ADQ cherchait LE dossier lui permettant enfin  de s'échapper dans les sondages et prendre la tête en vue de la prochaine élection, elle peut crier BINGO! Ou Banquier? N'importe quoi, je vous dis.

Sur le fond, on pourrait argumenter longtemps. Est-ce normal qu'une société paie pour les avortements, les vasectomies, les ligatures des trompes, mais pas pour les traitements de fertilité? Je ne sais pas, mais j'imagine qu'il y a une raison toute bébête comme les coûts des uns par rapports aux autres. Il y a sûrement aussi une question que personne ne veut poser et qui doit se résumer aux choix que nous devrons faire comme société quant aux services que nous voulons/pouvons nous payer. Mais faites-moi grâce de l'argument qui veut que ces enfants payeront nos retraites pour justifier l'investissement dans ces traitements!

Non, c'est sur la forme que j'en ai ce matin. J'aurais eu la même réaction si Pauline Marois s'était associé à ça - quoiqu'on pourrait aussi discuter de son show de chalet, mais ça, c'est une autre histoire. Et je ne suis pas sûr que les commentaires du bon docteur Couillard ("avoir des enfants ne fait pas partie des droits fondamentaux") sont particulièrement réconfortants, bien qu'il ait en partie raison.

Non, c'est vraiment sur le fait qu'après avoir annoncé des consultations sur les prédateurs sexuels, Mario s'associe maintenant à une "védette" de la télé, pour essayer de viser un plus large public. Hum… Dumont deviendra-t-il inféodé à Québécor? PKP sera-t-il conseiller au programme de l'ADQ? Dans mon livre à moi, pour paraphraser un célèbre commentateur sportif, c'est pas mal plus grave que d'avoir été le récipiendaire d'une bourse donnée par une fondation catholique, non?

A quand l'ineffable Sébastien Proulx dans OD?  

 

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August 22, 2007

Le jour…naliste

Bizarre le rapport que les politiques entretiennent avec la faune journalistique. On a besoin d'eux, mais on les craint. On les déteste de découvrir les petits secrets des uns et des autres, et surtout les nôtres,  mais on voudrait bien s'en servir pour tester nos ballons d'essais ou pour qu'ils fassent la job à notre place quand vient le temps de salir l'adversaire.

Les deux collines parlementaires ont des moeurs fort différentes. À Québec, c'est relativement civilisé. Question de langue commune? Peut-être. Question aussi de culture commune, je dirais. Certains journalistes sont craints comme la Peste, d'autres sont reconnus pour leur immense paresse. L'accomplissement ultime d'un attaché de presse est de voir un communiqué repris presque textuellement, mais sous la signature d'un journaliste de la presse écrite. Et croyez-moi, ça n'arrive pas que dans les hebdos régionaux! Dans mon temps, la relation entre attaché de presse et journalistes était courtoise, amicale, mais pas "friendly". Il n'y a jamais de "off record" avec un journaliste. Certains méritent le respect, certains sont devenus des amis après. D'autres resteront à jamais gravés dans ma mémoire comme de beaux salauds. Malgré la "neutralité" journalistique, il est parfois facile de deviner où vont les sympathies du journaliste qui pose les questions. Mais règle générale, les péquistes penseront que tous les journalistes sont libéraux, les libéraux croient qu'ils sont tous péquistes, et je parierais que les adéquistes considèrent qu'aucun n'est de leur bord!

Je crois que Lucien Bouchard a instauré, alors qu'il était premier ministre, des "règles du jeu", avec une utilisation plus fréquente du "hot room" . Auparavant, il n'était pas rare de voir les journalistes accompagner les ministres jusqu'à la porte du salon bleu. Quand vous faites la nouvelle, et pas pour de bonnes raisons, c'est le plus long corridor au monde que celui qui vous amène de l'entrée de l'Assemblée nationale (la porte 6) jusqu'au salon bleu.

Dans l'autre capitale nationale, c'est plus pernicieux. D'abord parce que la compétition est vive. Il faut avoir assisté à un "scrum" pour voir à quel point les preneurs de son sont prêts à tout pour avoir "the quote". Quitte à assommer les collègues, l'attaché de presse ou toute autre personne ayant le malheur de se trouver entre la pôle et la personne interviewée. Et puis, il est de rigueur de fréquenter le prestigieux bar du "Press Club", ne serait-ce que pour développer son réseau. Enfin, il n'est pas rare que ministres et députés lunchent en tête à tête (donc sans personnel politique autour) avec les journalistes ayant la côte. Refuser, c'est prendre le risque d'être boudé sérieusement. Ce qui n'est jamais bon pour un politicien.

Là aussi, certains journalistes sont plus prisés que d'autres. Pour leur rigueur journalistique, mais également pour leur personnalité. Patrice Roy fait partie de ceux-ci. Je comprends que Radio-Canada en est fait son chef de pupitre: il est non seulement agréable à côtoyer, mais rarement j'ai entendu des commentaires défavorables à son égard du côté des politiques. Il n'est pas aimé - faut quand même pas rêver!, mais il ne fait pas partie de la liste de ceux qu'on souhaite voir couvrir l'Antartique en p'tites culottes.

C'est pourquoi je trouve d'une tristesse absolue ce qui lui est arrivé aujourd'hui. Patrice Roy n'est pas un correspondant de guerre, Radio-Canada n'est pas CNN, et le fait de passer aussi prêt de la mort n'en fera pas un meilleur journaliste. Un meilleur humain peut-être, mais pas un meilleur journaliste. Bien sûr, la mort de deux autres soldats québécois fait rager, mais les soldats savent dans quoi ils s'embarquent. Personne ne les force à être soldat. Est-ce pour les côtes d'écoute qu'on envoie des journalistes se faire tirer dessus ?

Déjà qu'après un premier bodybag rapatrié aujourd'hui, les sondages démontrent que l'appui à la mission chute de plus en plus au Québec, j'imagine que quand les gens vont faire le lien avec un visage connu de l'information, ça n'aidera en rien la cause. D'ailleurs, je m'en vais de ce pas écouter les déclarations de nos politiciens. C'est le premier vrai test pour l "équipe de relève" (McKay, Bernier et cie) afin d'expliquer pourquoi, oh! pourquoi et oh! combien notre présence est importante en Afghanistan. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai comme l'impression qu'ils auront besoin de beaucoup, beaucoup de spins doctors.

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August 20, 2007

Le jour du changement de garde

Intéressant, la bataille qui se dessine au PQ. Bien qu'il soit tout à fait normal qu'un chef entrant rebrasse l'équipe pour qu'elle lui ressemble, les jours à venir constitueront un test pour la nouvelle cheffe. Ça va prendre toute qu'une stratégie de communication pour faire avaler qu'il ne s'agit pas là d'un règlement de compte entre deux bonnes femmes.

Je n'ose imaginer que pendant 2 secondes, quelqu'un dans l'entourage de Pauline ait pensé que Diane Lemieux accepterait sans broncher de se voir reléguer à jouer dans l'orchestre, alors qu'elle était le Kent Nagano péquiste. Elle a trop de caractère, elle est trop orgueuilleuse, elle a trop donné au cours des dernières années pour accepter cela. Et elle n'a pas la patience d'attendre silencieusement qu'une autre course au leadership s'enclenche, comme Pauline l'avait fait avant elle…

Les "ennemis" politiques du PQ s'en réjouiront, bien sûr. Dans un sens, c'est dommage. Vidé de ses meilleurs éléments à la dernière élection, le  PQ peut difficilement être qualifié de "dream team" dans l'état actuel des choses. De plus, il a une côte à remonter du côté de l'électorat féminin, et ce n'est pas en se débarassant d'une femme, surtout une de celle associée à l'aide gauche du parti, qui va aider la cause. Je vois mal comment Danielle Doyer, Lorraine Richard ou Johanne Morasse prendront la place d'une Diane Lemieux. Pas qu'elles n'ont pas de belles qualités personnelles, mais elles ne semblent pas avoir ni l'instinct politique ni l'instinct de tueuse nécessaires à faire sa place au plan national.

Bon, on peut toujours argumenter que Mario Dumont n'a pas non plus de "dreamteam" et que ses déclarations de l'été n'ont peut-être pas été tout à fait à la hauteur de ce qu'on attend d'un chef d'état. Et ce n'est guère plus reluisant du coté de Jean Charest, bien que certains de ses ministres affichent une performance à laquelle je ne m'attendais pas. Julie Boulet, par exemple, ou Lyne Beauchamps. Par conséquent, la xième guéguerre interne du PQ ne laissera peut-être pas beaucoup de cicatrices dans la mémoire collective des électeurs.

Sauf que Pauline Marois aurait eu tout à gagner de s'inspirer de Robert Bourassa, qui répétait souvent qu'il vaut mieux garder ses ennemis proches. D'où la nomination de Daniel Johnson et de Pierre Paradis au conseil des ministres lorsqu'il était premier ministre. Au moment de la prochaine élection, monsieur et madame tout-le-monde auront peut-être déjà oublié Diane Lemieux, mais pas les militants de Bourget. Qui a déjà été un comté libéral…

Bon, au froid qu'il fait depuis quelques jours, je peux délaisser ma piscine. Je reprends donc du service à technopolitique! Prochaine étape: la palpitante élection partielle dans Outremont, le pays de la pancarte!

 

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July 23, 2007

Le jour de la p'tite bleue

Non, pas la p'tite bière tiédasse. La p'tite pillule bleue, celle qui donne des sensations. Qui "arrange" la réalité. Parce qu'à moins d'avoir pris une bonne dose de p'tite bleue, je m'explique mal comment un ministre conservateur fédéral, pourtant doué minimalement d'intelligence, en arrive à voir une grande marque de confiance en son parti et une promesse de réélection majoritaire cette fois, dans un sondage qui place son parti bon troisième au Québec, et nez à nez dans le reste du pays avec les libéraux pourtant décimés et avec Stéphane Dion à leur tête!

Ça défie toute logique politique, et même intellectuelle. C'est bien beau faire dans l'optimisme, mais là, manifestement, le ministre Fortier a un sapré bon pusher! Mëme les nuits sans sommeil consécutives à la naissance d'un cinquième *ou est-ce sixième?* enfant ne peuvent expliquer qu'on hallucine à ce point!

J'en arrive donc à la conclusion que les p'tites pillules bleues ne sont pas celles qu'on pense! Qui disait que la politique en été, c'est plate?

 

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July 20, 2007

Jour du… souvenir

Elle est ou, ma pognée dans le dos? À gauche ou à droite, selon vous?

Deux annonces en deux jours, dans le secteur militaire au Québec. D'abord, la pseudo réouverture du collège militaire de St-Jean, et ensuite la nouvelle escadre à la base militaire de Bagotville. Deux "bonnes" nouvelles pour les économies régionales, soupoudrées du discours sur le caractère essentiel de la mission canadienne en Afghanistan. Pense-t-on réellement, dans l'entourage de Harper, chez ses spins doctors, que la pilule passera mieux? C'est vrai qu'en plein été, avec une température à faire une dépression nerveuse, l'analyse politique n'est pas nécessairement un must. Et puis, à l'automne, on aura oublié. On est comme ça, nous. On se souvient en oubliant…

Le pire, c'est que de l'autre côté, il n'y a plus d'abonné au numéro demandé. Ni au PLC, ni au Bloc. Et j'ai bien peur que les conservateurs soient réélus, parce qu'on ne se souviendra plus et qu'au fond, Harper n'aura pas fait une si mauvaise job que ça.

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July 17, 2007

Le socialisme du réel a-t-il son équivalent au Québec?

Dans un texte qui n'a pas fini de faire jaser, le candidat des vingt-sept États-membres de l’Union européenne à la direction générale du Fonds Monétaire International souhaite «refonder la gauche» en France. Il y aurait tant à dire…

Plusieurs n'y croient pas dont Gérard Filoche et Jean-Jacques Chavigné, mais je suis d'avis que cette proposition de Dominique Strauss-Kahn est là pour rester. Depuis qu'elle a été lancée, elle tient le haut du pavé parce qu'elle a le mérite de pointer certaines cibles pour le Parti Socialiste, digne représentant de la gauche Française:

  • Une façon de concevoir la «société juste» et de revoir le modèle social franco-Français
  • Pour rétablir la compétitivité, cesser de n'être que réparateur et commencer à prévenir
  • C'est vouloir des politiques sociales qui contribuent à la croissance économique
  • C'est privilégier la prise en compte des nouvelles réalités sociologiques en cessant d'ériger en dogme son héritage idéologique

Il y a ceux qui préfèrent les initiatives du genre de La saison des idées où d'autres viendront faire le travail de renouvellement du discours. Et il y a ceux qui proposent quitte à faire des vagues… Bon, j'admets que le parachute est doré dans le cas de DSK, mais quelqu'un au Québec peut-il se targuer d'avoir autant de cran, à gauche de l'échiquier?

Je ne demande qu'à lire…

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July 15, 2007

Un "bodybag" nommé Tremblay *

*nom fictif, évidemment

Ça y est, le premier contingent québécois a quitté aujourd'hui pour l'Afghanistan. Ce n'est qu'une question de jours maintenant avant que le premier bodybag québécois revienne et reparte le bal de notre indignation collective contre cette guerre qui ne nous concerne pas. Est-ce que ce sera suffisant pour faire basculer le gouvernement Harper, pour lui faire perdre cette majorité dont il rêve? Cela redonnera-t-il au Bloc une nouvelle vigueur dont il manque terriblement? Les libéraux de Stéphane Dion renaîtront-ils de leurs cendres?

J'ignore à quel point on s'est ému, réellement, au Québec, de tous ses soldats morts depuis le début de la mission canadienne. Si on a pas soi-même de militaires dans sa famille, ça reste loin de nos préoccupations quotidiennes. Ce sont des images du téléjournal, comme la guerre au Liban, les tsunamis des îles du Pacifique ou les renversements de gouvernement en Papouasie orientale. Des images. Loin. On s'émeut beaucoup plus du chien qui a mordu la fillette demeurant dans une rue d'une banlieue qui ressemble à la nôtre. C'est humain, probablement, de ne pas se sentir concerné quand c'est étranger à notre réalité. Et pourtant, cette mission en Afghanistan est l'un des événements politiques les plus importants des dernières décenies. On a poussé de hauts cris pour le scandale des commandites, probabablement parce que ça se passait "chez-nous", mais une fois déploré que le soldat Smith soit décédé victime d'une mine, on se garroche assez vite sur la section des sports.

L'Afghanistan, c'était le prix à payer pour dire non à participer à l'invasion de l'Irak, et non au bouclier anti-missile. Une mission de paix, une mission de reconstruction. Sauf que dès le départ, ce n'était pas une mission de paix. Le Canada est en guerre, et nos soldats servent de chair à canon. Il n'y a pas de commune mesure quant au danger avec les autres missions de paix qu'ont effectué nos casques bleus, même si être en Bosnie n'était pas nécessairement jojo.

Je peux parler à travers mon chapeau, je n'ai pas de militaire dans mes connaissances. Mais j'en ai cotoyé quelques uns dans le cadre de mon travail, et j'ai à la fois une admiration sans borne pour leur courage et une incompréhension totale de ce qui peut motiver quelqu'un à choisir ce métier qui demande une totale obéissance au chef. Tout ce que je sais, ce soir, c'est que les parents du soldat Tremblay ne dormiront plus tranquille pendant les prochains mois, se demandant si ce n'est pas leur fils qui reviendra dans un sac gouvernemental.

Il sera intéressant de suivre les sondages dans les prochains mois… Être premier ministre, ou ses conseillers proches, je ne sais pas si je pourrais me raser convenablement le matin…

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July 11, 2007

Laviolette vs Facal: «Ze combat!»

Quelques comptes se règlent par médias interposés ces jours-ci et, ma foi, c'est plutôt agréable à lire. M. SPQ-libre apostrophe M. «aile droite du P.Q.» au Devoir et la réponse vient directement du clavier de celui qui tient chronique aux journaux de Québécor:

«Et le SPQ dans tout ça? Je lui pose trois questions.
  • Où sont les nouveaux électeurs qu’il devait amener au PQ?
  • Où sont les anciens électeurs qu’il devait ramener au bercail?
  • Le SPQ sert-il à faire avancer les positions du PQ dans la société québécoise ou les positions du mouvement syndical au sein du PQ?»

Mme Marois aura beau dire en public qu'elle sait comment faire «avec les quelques caribous du P.Q.» (expression sortie d'ici), mais elle devra choisir qui elle sacre dehors et comment… De fait, le choix semble facile, mais la question demeure «le quand»???

J'ai comme l'impression que M. Parizeau a dû recevoir un p'tit coup de fil de M. Laviolette ce matin. «Comment vous dites? Du caribou? Je n'en bois plus depuis quelques années… surtout que ma blonde aime le bon vin!!!»

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July 6, 2007

Un discours ambitieux

Discours_Fillon

Intéressant d'écouter le P.M. Français parler de réforme en Éducation. On peut pensez ce qu'on voudra du Gouvernement Sarkozy, mais le moins qu'on puisse dire c'est qu'ils ont «du guts»…

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June 20, 2007

Rapport du DGE : vive la langue de bois

C'est grâce à l'excellent site, QuébecPolitique.com, que j'ai pu prendre connaissance du Rapport des résultats officiels du scrutin du 26 mars 2007 et plus particulièrement du passage sur l'utilisation des nouvelles technologies de l'information et des communications (NTIC) en période électorale. Quatre paragraphes, très exactement 294 mots d'une langue de bois à faire rire ou pleurer, c'est selon. On y apprend donc  que :

  • Les possibilités offertes par les NTIC sont de plus en plus omniprésentes et utilisées sur le Web. Ces technologies permettent de moderniser les pratiques de communication, d’information et d’échanges.
  • Les élections de mars 2007 ont permis d’observer l’émergence de ces nouvelles technologies.
  • Peu importe le support de transmission d’un message au public, les règles actuelles de la Loi électorale en matière de dépenses électorales sont applicables et doivent être respectées puisqu’elles visent à garantir l’équité du débat électoral.
  • il est important, pour bien comprendre, appliquer et analyser une situation particulière, de se rattacher aux grandes règles de base qui s’appliquent en période électorale en les transposant à cette nouvelle réalité moins tangible et plutôt virtuelle, qu’est le Web.

Ayoye !

 

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June 17, 2007

Le jour et la nuit

Décidémment, en politique québécoise, on ne s'ennuit pas. On a presqu'envie que nos politiciens refusent de prendre des vacances - quoique la tournée des BBQ et le financement à grands coups d'épluchettes de blé d'indes peuvent prendre des allures de drame national le temps de le dire.

Que feront nos politiciens une fois  que la cloche de l'Assemblée nationale aura sonné la récréation estivale? Ils feront de la politique, pardi! Après quelques jours consacrés à renouer avec la famille et les amis proches, ils repartiront sur le chemin de la pré-campagne électorale, doublé, pour les libéraux, d'un "tatage de terrain" en vue d'une éventuelle course au leadership.

Voyons donc quel sera l'été de nos amis politiciens:

Du côté du PQ, Pauline continuera sans doute sa tournée des régions, accompagnée cette fois de sa couronne. Elle aura fort à faire pour préserver la providentielle unanimité de ses troupes qui, une fois repues de plaisirs estivaux, se remettront en mode "questionnement" du programme et des intentions réelles de la cheffe. Elle aura fort à faire également pour recruter des candidats en vue de la prochaine campagne. Les dernières acquisitions du PQ, Drainville et Curzi, ne se débrouillent pas trop mal, quoique monsieur Drainville a l'air de se prendre très très au sérieux. Et personne n'oubliera qu'en dedans de 24 heures, il a séché les larmes que lui ont fait monter aux yeux le départ de son chef pour accueillir à bras plus qu'ouverts sa successeure. Est-ce cela qu'on appelle du positionnement?

Du côté de l'ADQ, Mario continuera à récolter fric et candidats, tout en essayant de faire oublier les quelques faux pas commis depuis qu'il a pris possession du fauteuil de chef de l'opposition officielle.  Il devra apprendre à aimer les hots-dogs kasher, les 5 à 7 dans les luxueuses maisons de Westmount, et se taper quelques excursions dans les Maritimes pour consolider ses liens pan-canadiens. Tout en faisant les foins, ne l'oublions pas! Petite suggestion: quelques uns de ses députés auraient intérêt à prendre des cours d'été en formation linguistique, et en  "étiquette"… On ne sait jamais, un bonheur est si vite arrivé, hein! On peut se retrouver ministre sans même l'avoir désiré!

Quant au PLQ… Ah! le PLQ!… Le déchirement sur la place publique ne faisant pas partie des moeurs de ce parti, c'est à des guéguerres larvées que nous assisterons. Quelques petites remarques assassines sur le chef, entre deux bouchées de maîs, loin des oreilles des journalistes. Quelques petites allusions sur un candidat potientiel, si "merveilleux", mais qui ne livre pas/plus la marchandise. Quelques petites rumeurs sur une autre candidate, manipulée par son entourage… Simple, non? Et efficace. Rien de gros, rien de salaud. On exécute avec des gants, blancs de préférence. Au contraire du PQ ou le sang gicle, au PLQ on organise la saignée méticuleusement, me semble-t-il.  Tant qu'on aura pas réglé la question du leadership, il sera difficile de convaincre les financiers de revenir au bercail et des candidats de valeur de faire partie de l'équipe. D'autant plus que si, par le plus pur des hasards, le financement traditionnel de la communauté juive faisait un pas du côté de l'ADQ, va falloir que nos amis du PLQ en retournent, des crêpes et des hots-dogs!

Sur ce, vous m'excuserez, mais j'ai une piscine à nettoyer, moi!

Citation de la semaine : "le scandale de la Lieutenant-Gouverneur, c'est un spin-off du scandale des commandites"… Sylvain Simard, député de Richelieu. J'ai tellement hâte à la sortie du coffret en DVD!!!!!

 

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June 11, 2007

Un été chaud

On pensait bien, il n'y a pas si longtemps, que le temps serait long pour André Boisclair cet été. On s'est royalement gouré: celui qui aura un été chaud, c'est Jean Charest!

Quand on commence à protester de sa loyauté au chef, c'est que le processus de son expulsion est déjà bien enclenché. Parlez-en à Pierre-Marc Johnson ou à son frère Daniel…

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June 9, 2007

La tournée des festivals… en limousine?

Bev Oda.

Ce nom risque d'être sur toutes les lèvres cet été. Davantage cet automne quand j'y pense puisque les bilans financiers de chaque festival vont faire mention de l'obstination de l'Honorable Mme Oda de ne pas avoir financé leur événement. Pourtant, il est de notoriété publique au Canada anglais que Mme Oda ne regarde pas toujours la dépense de la même façon selon qu'il s'agisse de limousine ou de festival. Mme Petrowski a traité de cette question mercredi dans sa chronique et YouTube a «immortalisé» l'événement, en musique (voir le fameux vidéo).

En avril, il était déjà question d'une consultation ne s'adressant qu'aux conservateurs sur «le comment» on devrait attribuer les 30 millions (issus du «Programme de consolidation des arts et du patrimoine canadiens»), mais récemment, on a appris qu'il fallait se donner du temps pour élaborer les meilleurs critères possibles. De Victoria à Montréal, l'attitude de Mme Oda est perçue comme étant décourageante.

Il ne nous reste qu'à surveiller la limousine de Mme Oda cet été puisqu'elle a l'intention de fréquenter les festivals du Québec.

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June 7, 2007

Chiens et écrin ne riment pas à Ville-Marie

L'arrondissement Ville-Marie au centre-ville de Montréal, qui se définit comme un "écrin historique et touristique", vient d'interdire les chiens dans deux de ses parcs (Émilie-Gamelin et square Viger). Selon le responsable des communications de l'arrondissement, Il y aurait trop de chiens et beaucoup de plaintes de citoyens et de commerçants. Fin des faits et début de ma "montée de lait".

  1. Trop de chiens, ça commence à combien ? Quand il y en a beaucoup, je suppose.
  2. Et beaucoup de plaintes, c'est quand il y en a trop, probablement.

/montée de lait

Je laisse le mot de la fin à Fred, un de ces jeunes qui fréquente le parc Émilie-Gamelin avec son chien :

Ils ont mis des pancartes avec des chiens barrés de rouge juste parce qu'ils ne pouvaient pas mettre des pancartes avec des punks barrés de rouge.

 

 

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June 6, 2007

Un débat public bien silencieux

Novembre 2006 :  Les fenêtres givrées du YMCA du Parc lancent le débat sur les accommodements raisonnables. Janvier 2007 : Le code de vie d'Hérouxville met le feu dans la baraque. Février 2007 : Jean Charest crée la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodements reliées aux différences culturelles. Campagne électrorale oblige - après tout, on est pas pour discuter de sujets chauds en pleines élections- c'est le silence radio. Le 15 mai, Yolande James, ministre de l'Immigration et des communautés culturelles, nous apprend que c'est le premier ministre qui a le leadership du dossier et que : "Alors la commission, au moment où on se parle, ils sont en train de prendre la cueillette de l'information, pour ensuite procéder de façon responsable à la bonne marche de ces travaux de cette commission". (extrait du Journal de débats).

Après trois mois -ne pas oublier que le mandat de la commission est d'un an-, rien-nichts-nada : pas de site, même pas une toute petite place pour s'inscrire afin d'être averti quand il se passera un petit quelque chose. Publier une bibliographie, quitte à la mettre à jour au fur et à mesure, ça se fait en trois mois, me semble-t-il. Ouvrir un blogue, un forum ou une liste pour discuter des règles de fonctionnement, ça n'est pas un exploit technologique. Si ce sont les budgets qui pausent problème, pourquoi ne pas suivre les conseils de Guy Kawasaki. À moins que le sujet soit tellement délicat, qu'il faille ne pas trop en parler, lancer des consultations en juillet ou encore ne pas trop en faire because le calendrier.

En tout cas, je trouve la démarche bien zen comme dans "Si je reste silencieux, on va peut-être m'oublier".

MAJ du 8 juin 2007

La télépathie doit exister! Le lendemain de la parution de mon billet, la Commission émettait un communiqué faisant le point sur ses travaux. Le document de consultation sera publié à la mi-août en même temps que le lancement du site et les consultations publiques à travers le Québec auront lieu de septembre à décembre. Le rapport sera remis le 31 mars 2008. Bravo, j'ai maintenant mes réponses. Étant donné mon "irritabilité" récurrente, j'aurais cependant préféré que l'information soit diffusée au fur et à mesure et pas d'un bloc quelques semaines avant le début des consultations ; question de permettre à ceux-zé-celles que la question intéresse d'avoir tout le temps nécessaire pour en prendre connaissance et se préparer à faire leurs interventions.

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